11 septembre 2008
Genre des phrases choc
Laissez deux ou trois membres du vodka-club en liberté quasi-surveillée dans des vacances ensoleillées, et ils ne peuvent que sortir des conneries encore plus grosses qu'eux (et pourtant, on voit le bide quand on est en maillot de bains).
Pourtant, ça commençait gentiment avec l'Italie. Cham a pris soin de marquer quelques lapsus et tentatives de communiquer avec les autochtones sur son calepin, histoire de montrer que nous aussi on sait parler l'italien. Ca donne ça, en gros
- Do you have jetons ?
- Tiens, ouverte se dit aperto ? Je suis vachement aperto
- Can I have the il compto ?
Bon. Vous me direz, pas de quoi fouetter un chat avec l'une de ses neuf queues. Et vous auriez raison. Mëme si sur le moment, ça nous paraissait très drôle.
Seulement voilà. Après est arrivée la Turquie, et le vocabulaire a perdu un peu de sa distinction au fur et à mesure des soirées, de la bonne humeur, de l'alcool voire de l'utilisation de substances illicites pour lesquelles je ne saurais avoir que la plus grande férocité (kids, don"t do this at home).
Et ça a donné ça:
- Deux trous dans un trou ? Ton nez dans mon cul
- Bof, des russes. Tant que ça slave, ça s'nettoie
- Le vin est bon mais j'ai les poils de nez qui frisent
- (Bien fort, à l'embarquement de l'aéroport): Ouais les statistiques disent que les seuls survivants d'un crash sont toujours les places du fond
- Monsieur F, tu seras l'extension de ma bite pour ces vacances.
- Le poppers ne me fait rien... putain j'ai les oreilles qui chauffent
- What is it named ? Poppers ? Can I take a picture ?
- Chut !
- On ne dit pas chut à une femme
- Ah, c'est une femme ?
- Si tu pues tellement de la gueule, c'est que ton père doit mal se laver la bite
- Non, do you sell shit ça veut dire "est-ce que tu vends de la merde", il va pas savoir te répondre
- Le masseur en avait une petite. Vous n'avez pas envie de savoir comment je le sais
- On va appeler cette étoile Célo en hommage à nos noms
- Ouais ben dépêchez-vous parce que Célo fane, là
- Où est le marteau ?
- Dans ton cul
- Ok mais tu gères l'embranchement
- Trois bouteilles à cinq, ça va, on a été soft
- Mais j'en ai pas pris moi...
- Moi non plus...
- Tain, on est des cancres et on est crevés. On est des cancres las.
Non, nous n'avons pas honte.
Enfin, moi pas.
Je crois...
21:42 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : honte, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout
09 septembre 2008
Tous nus et tous bronzés
Non, ce titre ne fait pas allusion à la prison de Guantanamo.
...
Ca y est, je ne sais plus ce que je disais dans la note qui vient de s'effacer. Ca m'énerve, ça m'énerve, c'est pas très esprit vacances tout ça. Il manque la vodka dans la main, le soleil sur le dos, la mer devant les yeux et tous ces petits bonheurs qui font que j'ai un peu envie de tout plaquer pour retourner parfaire mon bronzage.
Vous allez me dire que tout le monde parle de ses vacances en ce moment. Il y en a qui racontent leurs marques de maillot, d'autres qui se prennent en photo dans le maquis, d'autres encore qui posent nues pour compenser l'absence de soleil parisien. Dans ces conditions, je me demande vraiment si ça vaut la peine de rajouter mes propres conneries à tout ça.
On va donc rester sobre.
* L'Italie en road-trip, c'était énorme (même si Cham est au taquet).
* La Turquie sur la plage, c'était formidable (même si Monsieur F est un baiseur).
Ca me paraît pas mal comme compte-rendu.
Des profondeurs du Chianti aux murailles de Lucca, des musées de Florence aux campings de la côte, du plic de la mer au ploc de la piscine, de la vodka-pomme au poppers-paf, de la lecture de Sieg Larssen à celle de Public et Closer, de la grande brune à la petite blonde, des copulations de Monsieur F aux Yams de Cham, ces deux semaines furent mythiques.
(Ca fait quand même vachement moins spontané comme article au second jet. Bordel).
Bon.
Et c'est là que vous me posez la question fatidique: et niveau filles ? Parce qu'il ne faut quand même pas déconner, les souvenirs de vacances c'est bien beau, mais la sodomie coaxiale dans un hamac à la plage, ça peut aussi avoir son charme et son petit côté équilibriste.
Seulement voilà. Comme certains l'ont déjà supputé avec talent dans les commentaires, il se trouve qu'Elle avait des objections, du fin fond de sa France lointaine. Bizarrement, Elle n'était pas vraiment pour le partage de mon patrimoine génétique avec d'autres filles pendant ces vacances.
Ouais, je sais, il y en a qui n'ont aucune générosité.
Du coup je suis resté sage. Pas de levrette à l'hôpital de Florence, pas de sexe sur la plage de Bodrum, pas de baise sur les podiums, pas de drague dans les rues. Heureusement qu'Elle est bien, parce qu'Elle impose quand même des conditions drastiques.
Je suis donc resté les bras croisés tout le séjour - tout en me consolant en faisant de la pub à Monsieur F lorsqu'il a rencontré sa dulcinée au détour d'une coursive d'aéroport. Deux semaines seul sur la plage avec des filles en maillot et aucun dérapage ? Parfois (souvent), je m'aime.
On notera quand même un moment intense où, dans un bar, on me met au défi de ramener le numéro de la danseuse. Je reviens avec et Monsieur F me saute dessus pour fouiller mes poches, prendre le papier et le déchirer en morceaux.
Il s'est trompé de papier. Il s'agissait de mon visa turc.
GREZRKHEZLHRELMREZREZ
UNE DEMI HEURE BORDEL
NOTE D'UNE DEMI HEURE EFFACEE PAR CE SQHRKHEZRLEZREMJRE DE HAUT ET FORT
Zen, je suis zen.
20:41 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08 septembre 2008
Back !
Eh si.
(Ca veut dire dos).
19:33 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
04 septembre 2008
Rediffusion 14 - Fallait bien que ça arrive
23 février 2007
Fallait bien que ça m'arrive un jour...
Bon !
Bon !
Dégoûté, le batracien. Quand on dit qu'on creuse sa propre tombe, qu'on récolte ce qu'on sème, tout ça tout ça, eh bien finalement ce n'est pas si faux.
Attendez que je vous plante le décor et que je vous raconte ma soirée d'hier.
Au début, tout commençait bien. J'arrive vers 20h30 à la fontaine Saint-Michel, un peu en retard mais pas tant que ça, un peu haletant mais pas tant que ça, un peu curieux mais pas tant que ça. Je balaie la place du regard. Ma mémoire étant ce qu'elle est, j'hésite à la vue d'une ou deux filles mais non, finalement, je la trouve. Elle est habillée en bottes hautes et manteau stylé, je suis en jean, chacun son truc.
Bisou/bisou, quel-plaisir-de-se-revoir-n'est-il-pas, oh-oui-très-chère-mais-vous-êtes-en-beauté-ce-soir, ah-bon-j'étais-moche-la-dernière-fois-en-soirée, non-non-mais-avec-la-lumière-on-peut-pas-trop-dire.
Ouais, j'ai un don. Enfin au final je suis très agréablement surpris. Elle est réellement mignonne, ce qui du coup me motive forcément à en apprendre un peu plus. Elle propose le paradis du fruit, on y va, la salle est totalement vide. Grand moment de glauquitude. Du coup, je suggère un autre endroit.
Non, je sais ce que vous pensez mais non. Au vu du physique avantageux de la jeune fille, je lui ai épargné le diable pour l'emmener directement à l'étape suivante. Ah ben oui c'est balisé, hein, sinon on se perd.
On se retrouve donc dans mon bar-lounge de prédilection, qui en plus semble décidé à tout faire pour m'aider: petit à petit la lumière descend jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que la lumière des bougies pour nous éclairer. On prend un verre puis on mange, on discute beaucoup, le courant passe très bien.
Bon, autant le dire tout de suite, elle est assez imbue de sa personne. Mais comme en ce moment je ne rencontre que des filles à l'ego surdimensionné, je commence à m'habituer et je ne lève plus les yeux au ciel à la moindre réplique. Là, en l'occurence, c'était à peu près correct et ça s'insérait dans la conversation plutôt que de tomber complètement à plat. J'ai quand même relevé une ou deux perles d'orgueil pour le plaisir - comme quoi même en charmante compagnie, je pense à alimenter le blog. Admirez l'abnégation.
"Oui, tous mes amis sont beaux, je trouve que c'est quand même plus valorisant de se promener avec des gens attirants qu'avec des moches, c'est viscéral"
"Non, je ne détache pas mes cheveux dans la rue, sinon c'est la cohue, ça devient vraiment chiant à certains endroits"
Super. Je les attire.
Bon, comme je disais, le contact passe très bien en-dehors de ça. A un moment, je lui demande si ça lui prend souvent de donner son numéro comme ça, elle me répond que tous les mecs qui l'ont abordé cette nuit, elle les a reroutés vers sa copine qui l'accompagnait. Lorsque je m'incline bien bas pour montrer que je suis flatté, elle me fait "attends, attends, tu as gagné le premier round mais pas la guerre".
Ok, la guerre est donc déclarée.
Au dessert, la guerre est gagnée, l'ennemi est en déroute (quoi, j'ai pas le droit de faire un complexe de supériorité, moi non plus ?).
J'apprends au passage qu'elle a une conception de l'amour très particulière puisqu'elle n'aime pas être enfermée en couple, qu'elle aime bien pouvoir sortir avec qui bon lui semble à tout moment, et que du coup c'est plus des relations d'amitié poussées que des vraies relations avec fidélité imbriquée.
Je ne peux que craquer. Je lui propose de venir chez moi.
Le trajet est très agréable, on arrive à mon appart. J'ouvre la porte, elle fait un pas dedans.
Elle ressort.
"Non, en fait ya vraiment pas moyen ce soir, je vais prendre un taxi, viens chez moi si tu veux mais je dors pas là, pour la prochaine fois qu'on se voit ça serait pas mal de ranger".
Boum.
15:30 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note