13 octobre 2008
Ah ouais, quand même
Plus de quarante messages pour une simple photo. C'est à se demander pourquoi je prends la peine de pondre habituellement des articles de fond, merveilleusement documentés et empreints d'un humour ravageur.
Mais en fait c'est pas si compliqué d'attirer des réactions, suffit de frapper l'imaginaire.
Dimanche, par exemple, Elle a fait un test de grossesse.
12 octobre 2008
N'est pas greluche qui veut
Il y a des sacrifices qui font plaisir. Comme lorsqu'Elle décide, l'espace d'un week-end, de se déguiser en fille pour faire genre c'est une greluche parisienne.
Elle savait qu'elle pourrait y arriver. Elle aussi elle porterait du D&G, elle aussi elle aurait des bottes à talons et rentrerait son jean dedans, elle aussi elle prendrait des poses ridicules.
Parce que merde, quoi, ya pas de raison, le treillis militaire a ses limites.

Seulement voilà. Peu habituée aux talons, Elle vient de se faire une entorse de la cheville à la veille de ses examens.
Et on a passé l'après-midi entier aux urgences.
...
Les parisiennes subissent un entraînement spécial au mascara, aux talons et aux leggings, que le commun des mortelles ne saurait comprendre du premier coup.
Je ne vois que ça.
11 octobre 2008
I tried to do handstands for you
Une de mes plus grandes qualités, reconnues par l'ensemble de mes pairs d'ici et d'ailleurs et d'encore plus loin, c'est d'avoir une culture totale, qui ne me laisse jamais tomber quand je joue au Trivial Poursuit. Et lorsque je perds à ce jeu, c'est toujours à cause des mauvais jets de dés. Je suis sûr. Et puis merde, quoi, ya des questions qui sont dures.
Bon, on me souffle dans mon oreillette qu'en fait je suis plus connu pour mon addiction à la vodka qu'à ma capacité à écrire Krouchtchev sans faute d'orthographe.
Exemple frappant hier soir, quand Elle me montre le dernier Amélie Nothomb qu'elle lit (Peplum).
- Ouais, ya plein de mots chiants dedans, je suis obligée de sortir le dico, c'est quand même honteux
Evidemment, je ricane sous cape. C'est vrai, quoi, comment peut-on buter sur des mots dans un bouquin, surtout écrit par Nothomb ? Dans un moment d'altruisme forcené, je lui demande donc quels mots lui posent problème, histoire de les lui expliquer.
Elle me parle d'oligarchie, de sophisme, d'Eurydice, et je lui donne les définitions ou lui raconte l'histoire d'Orphée. Finalement, ce bouquin n'est pas si compliqué que ça. Une bouffée d'autosatisfaction et de suffisance vient distendre les abdos qui apparaissent petit à petit (si si). Je me sens le maître du monde. Ma libido explose dans un nuage de cravache et de menottes.
Et soudain, c'est le drame.
- C'est quoi la limite d'Eboli ?
- Euh....
- C'est quoi une aporie ?
- Ben...
- C'est qui Strabon ?
- Je...
Je suis nul. Je vais me pendre.
16:25 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : la culture, la confiture, l'étalement, les cochons, cucurbitacé
07 octobre 2008
Cave canem (mais vraiment, là)
Hier, j'ai reçu un coup de fil de la part d'un de mes commerciaux, pour me dire qu'il n'allait pas pouvoir assumer ses fonctions cette semaine, qu'il était à l'hôpital et qu'on l'arrêtait pour quatre jours. Evidemment, comme tout manager compatissant et sensible qui se respecte, j'ai aussitôt posé la question qui vous serait vous aussi venu aux lèvres: "donc vendredi t'es là, sale loque ?".
Il m'a répondu que oui.
L'honneur étant sauf, j'ai donc pu lui demander ce qui avait bien pu lui arriver. Et tout a commencé à la Nuit Blanche, ce samedi, lorsque son frère s'est fait agresser par trois mecs et qu'il s'est interposé pour le protéger.
Petite parenthèse, mon commercial joue au rugby et est taillé comme l'armoire à glace que je ne désespère pas de devenir un jour (ouais, je vais toujours au ju-jitsu et au karaté).
Bref.
Il me parle de son combat et j'imagine aussitôt le pauvre allongé sur son lit d'hôpital, contusionné des pieds à la tête, des bleus partout, des côtes cassées, peut-être même un oeil arraché histoire de justifier les quatre jours d'arrêt. J'imagine le combat épique, la violence palpable, le match de boxe, les coups qui volent, les battes de base-ball, les chaînes de vélo. Mais en fait non, ce n'est pas vraiment comme ça que ça s'est passé.
"Il m'a mordu" qu'il m'explique, mon commercial.
"Pardon ?"
"Il m'a mordu. Le doigt".
En fait, il s'est donc interposé, il a saisi le poignet du gars en face pour le calmer... et l'autre a porté sa main à sa bouche pour lui mordre le petit doigt, l'auriculaire, qui n'avait jamais rien demandé à personne. Jusqu'à le sectionner net.
Les cailleras ne sont plus ce qu'elles étaient.
23:54 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : aïe, ça doit faire mal, un doigt (perdu au champ) d'honneur
05 octobre 2008
Cave canem
Il y a des gens qui ont des techniques plus ou moins fourbes pour s'assurer de la fidélité de leur moitié.
On en a qui les fliquent avec amour et tendresse, qui regardent dans leur téléphone portable ou sur leurs adresses mails dont elles ont prélablement récupéré le mot de passe avec talent.
On en a qui vont se renseigner auprès des amis des pires turpitudes qui ont pu turpiter, afin de placer lentement leurs pions et leurs espions et savoir tout des moindres mouvements de leur proie.
On en a qui sortent les aiguilles pour tatouer (amoureusement, cela va sans dire) leur nom au-dessus du sexe du partenaire, histoire de bien préciser que c'est réservé et que le trespasser doit bewarer.
On en a qui vont asperger l'appartement ou les vêtements de leur mâle de parfum, version féminine et moderne de pisser autour du lit pour délimiter leur territoire.
Et puis on en a qui vont laisser négligemment traîner des affaires dans l'appartement (brosse à dents, sous-vêtements) pour bien faire comprendre à toute personne de passage que la place est prise et qu'il ne saurait être question de s'attarder, que sinon ça va chier, et que des genoux vont se briser.
Etrangement, c'est cette dernière ligne de conduite qu'Elle a choisi. Vous allez me dire, peut-être qu'elle pratique les autres méthodes, mais je suis moins au courant. Tandis que là, c'est flagrant: elle oublie toujours des trucs dans l'appart.
Tant que c'était des nuisettes vaporeuses, des chaussures avec 10cm de talon ou des canards vibrants, je ne disais rien. Ca laissait penser à un certain standing, à une certaine classe, et c'était presque valorisant. Seulement là, si ça continue, il faudra que ça cesse. Après l'avoir raccompagnée au train, voilà ce que j'ai retrouvé sur mon parquet (étincelant de propreté, vous le noterez aisément).

21:49 Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : chaussons, snoopy, rose, ça se porte ça ?